Participation : Monsieur HUGON : Conseiller Général,
Monsieur Jean-Jacques DELMAS : Conseiller Général et Président de la Communauté de Communes de la Haute Vallée d'Olt,
Madame ROMEUF : Maire de LANGOGNE,
Monsieur Pierre BESSIERE : Maire de Châteauneuf de Randon,
Madame Ginette BRUNEL : Présidente de l'Association "Pays des Sources Lozère".

Monsieur LHUISSIER a pris la parole pour bien préciser que la présente réunion n'était pas une réunion de bilan ou de synthèse des 13 précédentes, mais une seconde information, pour la ville de MENDE, du projet dans son ensemble en le fracturant en trois étapes : ROMARDIES - PELOUSE, avec un arrêt plus spécifique sur MENDE ; PELOUSE - LANGOGNE/PRADELLES ; et PRADELLES - CARREFOUR DU FANGEAS en HAUTE-LOIRE

Les questions furent évidemment nombreuses lors de la présentation de la 1ère étape. Elles visaient toutes ALTEYRAC - LE MAS - CHANTERUEJOLS - RASPAILLAC. Elles étaient présentées en majorité par le Collectif de MENDE Nord. Devant certaines exigences de ce collectif, Monsieur LHUISSIER crut bon de préciser que certaines demandes présentaient un coût excessif, voire parfois exorbitant, et que de telles demandes pouvaient rendre le projet difficilement réalisable. Il a également rappelé que les priorités d'exécution étaient définies dans la CHARTE et que la priorité dite "en cours" était bien le contournement de MENDE. Donc, si le fuseau des 300 m était avalisé par une Décision Ministérielle en mars 2007, dans le meilleur des cas, on pouvait espérer une EUP du contournement de MENDE, et de LANGOGNE/PRADELLES qui a été mis en priorité 1, à la fin de 2007, puisque les études leur avaient été d'ores et déjà commandées.

Il est bien évident qu'il n'y a pas de fuseau idéal. Monsieur LHUISSIER a bien pris note que LE MAS - CHANTERUEJOLS demandait un fuseau plus élargi afin de préserver la possibilité d'étude d'un tracé en partie plus au SUD. Cette demande est d'autant plus facile à prendre en compte que sur cette zone il n'y aura pas d'EUP avant 10 à 15 ans. "Il faut se donner du temps" nous a assuré Monsieur LHUISSIER.

Le collectif de MENDE Nord a reproché à Monsieur LHUISSIER de ne pas prendre en compte, malgré le consensus dégagé par les habitants, du tracé au Nord du MAS. Monsieur LHUISSIER a répondu qu'il était toujours en phase de concertation et, qu'à ce jour, rien n'était arrêté ; il a assuré qu'il n'y avait aucun blocage au niveau de l'Etat.

Enfin, quelques questions habituelles :

  • l'Association "NON à la 2ème autoroute" s'est félicitée d'avoir bloqué ce projet depuis 13 ans et n'en comprend toujours pas l'utilité.

Des personnes du public ont demandé ce que cette attitude avait rapporté à la Lozère. Une intervenante précise que l'on parle de 2x2 voies, et non d'une autoroute, et que, si le projet présenté et rejeté en 1997 avait permis une évolution dans sa technique et son tracé, il ne doit pas être rejeté une fois de plus, car ses chances de croupir dans les tiroirs étaient grandes.

Le Président de l'Association "OUI à la 2x2 voies" a demandé que l'on chiffre le "manque à gagner" pour le département devant ces 13 ans de blocage, qui ont fait reculer d'autant tout développement réel.

Deux autres membres de l'Association ont fait remarquer :

  • d'une part, que ceux qui étaient contre, en général, n'étaient pas des personnes obligées de travailler et produire pour assurer leur salaire, mais bien plutôt des personnes assurées que la paye tombe régulièrement en fin de mois, quoiqu'il arrive,
  • D'autre part, Michel BARBANCE, de l'Association "Oui à la 2x2 voies" prend ensuite la parole : "Ces Messieurs et Dames de l'Association "NON à la 2ème autoroute" disent qu'avec les 900 millions d'Euros de la route, ils pourraient ouvrir des écoles, des lycées, des hôpitaux... etc. Mais ils oublient une chose, c'est que pour ouvrir des écoles, des lycées, il faut avoir des enfants ; pour avoir des enfants, il faut avoir des parents et pour avoir des parents, il faut leur trouver du travail. Et c'est par là qu'il faut commencer : trouver du travail. Pour cela, il faut attirer les entreprises et leur donner les moyens de travailler comme une entreprise moderne.

D'où la nécessité du désenclavement de la Lozère au point de vue numérique et, en ce qui nous concerne, au point de vue routier.
Voilà comment le problème se pose ; voilà comment il doit se résoudre, et je me battrais pour cela jusqu'au bout !"

Nous pouvons nous féliciter cependant de la bonne tenue de cette réunion et de ses participants. Il paraît assuré qu'un consensus général favorable au fuseau des 300 m s'est dégagé à la fin de ce mois de concertation. Nous attendons la suite donnée avec espoir mais avec beaucoup d'impatience.